Microsoft et AOL-Time Warner ont conclu un accord à l'amiable afin d'enterrer la plainte qu'AOL avait déposée en janvier 2002 pour violation de la loi antitrust par Microsoft au détriment de la filiale d'AOL depuis 1999, Netscape Communications. Ainsi AOL demandait réparation du préjudice subi à cause de la concurrence déloyale (déjà reconnue par la justice américaine) dont s'est rendu coupable Microsoft lors de la guerre des browsers en incorporant gratuitement son navigateur Web Internet Explorer à Windows, le système d'exploitation qui lui permet de dominer le marché. Le navigateur Netscape est passé de 80 % de parts de marchés à 3 % alors que toutes les versions d'Internet Explorer occupent 96 % du marché des navigateurs Web.
L'accord conclu prévoit le versement par MS de 750 millions de dollars (€ 630 millions). Le règlement amiable inclut un accord de licence sur sept ans, sans versement de droits, de la technologie de navigation internet de Microsoft à AOL. Ce dernier point prouve bien qu'AOL n'a jamais sérieusement compter remplacer IE par le nouveau Netscape issu du développement open source dans lequel la filiale d'AOL cherche son salut. Elle a utilisée son acquisition stratégique du roi déchu pour faire pression sur le géant du logiciel afin de continuer de profiter de l'intégration au système d'exploitation monopolistique. AOL pouvait appuyer les rumeurs d'abandon d'IE par l'existence d'une alternative crédibilisée par quelques essais limités. AOL a basé le logiciel de sa filiale d'accès Internet (3 millions d'abonnés contre 147 à AOL), Compuserve, sur les travaux de Mozilla, comme son navigateur AOL pour Mac OS X qui partage cette technologie aussi utilisée par le nouveau Netscape.
Les références des articles parues dans la presse francophone en ligne sur cette affaire sont à consulter dans notre revue de presse sur les produits de la famille Mozilla.
« Une importante faille de sécurité a été découverte, selon Cnet, dans le programme contrôlant le fonctionnement de FastTrack, la technologie réseau utilisée par des logiciels peer-to-peer comme Kazaa et iMesh. Un pirate utilisant cette faille seraient susceptible de provoquer le crash pur et simple du système. Joltid, l'éditeur de FastTrack, affirme avoir corrigé ce problème et Kazaa va mettre à la disposition de ses utilisateurs un patch permettant de mettre à jour leur logiciel. »
« Microsoft a annoncé mardi avoir retiré une mise à jour de son système d'exploitation Windows XP destinée initialement à en améliorer la sécurité, après avoir découvert qu'elle coupait les connexions internet de près de 600.000 utilisateurs l'ayant installée.
Après la sortie, le 21 mai, de ce nouveau produit destiné à améliorer la sécurité des connexions au web, Microsoft a découvert qu'il était incompatible avec d'autres logiciels de sécurité de type firewall (pare-feu), protégeant les ordinateurs domestiques d'attaques venues du web.
La mise à jour entraînait une coupure de la connexion internet pour certains utilisateurs ayant installé d'autres logiciels de sécurité sur leur ordinateur. En retirant la mise à jour du logiciel, on rétablit la connexion internet, assure Microsoft qui annonce la préparation d'une nouvelle mise à jour. »
« Annoncée il y a de cela quelques semaines, la version 6.0 du célèbre logiciel Acrobat commence à pointer le bout de son nez. En attendant la disponibilité d'Acrobat 6.0 dans le commerce, prévue pour le 30 mai, Adobe a aujourd'hui publié l'Acrobat Reader 6.0 qui est désormais baptisé Adobe Reader 6.0 tout court. Doté d'une toute nouvelle interface beaucoup plus ergonomique qu'auparavant, Adobe Reader 6.0 propose une intégration plus poussée des fichiers PDF présents sur votre système via la fonction Bibliorom. »
Acrobat Reader 6.0, un téléchargement de 17,2 Mo dans sa version complète, offre des fonctionnalités telles que la recherche dans les documents PDF, la visualisation de diaporamas créés avec Photoshop Album ainsi que la gestion et l'achat de livres électroniques.
Adobe Reader lit les fichiers au format PDF qui permet à leur créateur de contrôler leur rendu à l'affichage sur tous les systèmes et à l'impression contrairement au HTML par exemple dont l'affichage dépend du logiciel retenu (ses capacités, sa politique d'interprétation du code, sa configuration par l'utilisateur) et des paramètres du système du lecteur. Beaucoup de documents sur le Web (rapports, décisions de justice, manuels ou notices d'utilisation, etc.) sont présentés dans ce format propriétaire qui impose l'installation d'un plug-in dans le navigateur pour lui conférer de nouvelles capacités. Ce que gagne le concepteur en maîtrise le visiteur d'un site Web le perd en liberté. Attention à l'accessibilité de votre contenu ! Tout le monde n'as pas la possibilité de télécharger ou d'installer des plugins et de nouveaux logiciels (petites connexions, vieux PC, petit matériel nomade, réseaux d'entreprises, etc.) et surtout il faut pouvoir se servir d'un navigateur graphique. Les internautes qui passent par des navigateurs en mode texte ou des synthétiseurs vocaux comme les utilisateurs de téléphones mobiles, de PDA et bien-sûr les personnes handicapées qui ne peuvent voir votre contenu mais que les informations que vous publiez intéressent. Alors pour ne pas vous priver de ces visites et assurer l'accès de tous à vos publications pensez à n'utiliser ce genre de fichier que si c'est vraiment nécessaire et à proposer une alternative sous une forme accessible à tous.
Téléchargez Adobe Reader 6.0 version française pour Windows (17,3 Mo).
« Une vraie sinécure, de nos jours, pour un journaliste français d'aller faire son travail aux États-Unis… Partis pour couvrir la grande messe des loisirs interactifs de Los Angeles (salon E3), plusieurs confrères n'ont pas touché le moindre joystick. Et sont repartis avec la mention « expulsé des USA » sur leur passeport… Le Canard (21/05) raconte leur périple : trente heures de garde à vue, lacets confisqués, fouille au corps, prises d'empreintes digitales, photos, interrogatoires, etc. Cellule collective pour les garçons, « avec pour seule compagnie huit autres “immigrés” en situation illégale et pour seul mobilier une cuvette de WC » ; les filles ont droit à une cellule individuelle, mais « une caméra de surveillance est braquée en permanence sur la cuvette » des toilettes… Rien ne vaut un petit séjour dans un « centre de détention » de LA pour toucher de près la magie d'Hollywood !
Mais qu'ont donc fait ces imprudents ? De l'explosif dans les chaussures? Une collection d'Opinel planquée dans les bagages ? Non, ils ont déclaré venir aux USA pour « affaires » en omettant de demander le « visa spécial » réclamé pour les journalistes « d'un média étranger », tel que le stipule la petite fiche verte que tout “immigré” doit remplir en arrivant sur le sol US. »
Ça c'est du traitement préférentiel des journalistes. Le fameux premier amendement de la Constitution américaine protège particulièrement les journalistes face à la puissance publique au non de la liberté d'expression et d'information. Il faut croire qu'il ne s'applique pas aux étrangers et en ces périodes de représailles et de calomnies anti-françaises même les journalistes français ne peuvent pas compter sur la compréhension des autorités. Qui a dit qu'il fallait avoir peur des Etats-Unis ?
« (…) Le système d'authentification de Microsoft, Passport, qui permet d'accéder à une variété de services web via le même mot de passe et identifiant, continue à susciter la controverse en matière de protection des données privées. Si auparavant le système était critiqué pour la collecte d'informations indiscrètes, c'est désormais la sécurité même de Passport qui est en cause.
La société d'études américaine Gartner recommande ainsi « aux institutions financières, fournisseurs de cartes de crédit et toute autre entreprise utilisant Passport de manière significative, de bloquer immédiatement toutes les connexions au système Passport. (…) Ou investir dans un système d'authentification additionnel et plus sécurisé pour tous les comptes Passport ».
(…) Bien que la réponse de Microsoft ait été rapide, la faille de sécurité, qualifiée de « majeure » par Gartner, « a suscité des doutes sérieux à propos de la fiabilité » de Passport, estiment les analystes. La société d'études conseille donc d'attendre au moins six mois pour se reconnecter au service, ou du moins « jusqu'à ce que Microsoft prouve que ses protections sont adéquates ». »
« Le plaisir de la découverte revient cette fois-ci à un consultant en informatique de Karachi (Pakistan), dont le compte Passport a été piraté. Après avoir envoyé à Microsoft quelques dizaines de mails restés sans réponse, Muhammad Faisal Rauf Danka a enquêté sur le sujet et s'est décidé à en poster les détails sur Internet.
Interrogé par Associated Press, le consultant informatique a expliqué que, en incluant dans une adresse Internet donnée la chaîne de caractères « emailpwdreset
» , les pirates pouvaient accéder à n'importe quel compte Passport. Cette instruction était ordinairement utilisée par les internautes pour remettre à zéro leur compte après en avoir perdu le mot de passe. »
Utile pour déjouer la surveillance privée, cette livraison ne va pas plaire aux espions “publics”. La Fédération Informatique et Libertés publie le CD-ROM “Knoppix-Mib” gratuitement et librement copiable, distribuable et modifiable, sous licence GPL, en version largement francisée. En démarrant l'ordinateur depuis le lecteur de CD-ROM, vous aurez directement accès à un système Linux configuré et fonctionnel qui reconnaît automatiquement les périphériques. Tournant entièrement dans la mémoire virtuelle du PC, le SE n'inscrit rien automatiquement sur le disque dur. Il embarque une application de chiffrement - algorithme AES - “à la volée” des données qu'elles soient inscritent sur le disque dur ou sur un support amovible - l'utilisation d'une clé USB est conseillée pour plus de confidentialité. Comme l'indique l'auteur : « L'accès à votre unité amovible sera alors protégé par une phrase secrète de votre choix, sans laquelle vos données seront inaccessibles. Ainsi, même si vous perdez votre unité de stockage amovible, ou si elle vous est soustraite, personne d'autre que vous ne pourra avoir accès à vos données, à moins de connaître votre phrase secrète. »
Les logiciels libres présents sur le CD permettent de faire de la bureautique (traitement de texte, tableur, outils de présentation), de lire et manipuler des fichiers multimédia, de naviguer (ex. Konqueror et Mozilla 1.3) et communiquer par Internet (emails), de graver des CD-ROM, de vérifier la sécurité de votre réseau et même de jouer.
Une image « ISO » à graver sur CD-ROM est téléchargeable gratuitement (645 Mo), sinon le CD est disponible à la commande auprès de la société Ikarios à 4 € pièce.
« Le gros millier de personnes présentes lors de la soirée de remise des Clics, lundi 12 mai à l'Olympia, comprenait surtout ceux qui avaient réchappé au rouleau compresseur des années 2001-2002. Après la période des pionniers et/ou des flambeurs, voici maintenant celle des rescapés. (…) Les Etats-Unis ont renoncé à organiser leurs propres “Webbies” cette année ? Sans doute pas, comme l'a reconnu le président du jury, Stelios Haji Ioannou. Celui-ci s'est en effet déclaré étonné de voir tant de monde à cette soirée. “Si on organisait la même chose au Royaume-Uni, s'est-il exclamé, nous n'aurions pas besoin de l'Olympia, on rentrerait tous dans un taxi. ” »
La liste des élus est affligeante comme l'est le prix spécial du jury décerné au ministère des finances notamment pour la déclaration de revenus en ligne ; on croit rêver !
Une nouvelle version de l'excellent métachercheur, Copernic qui lance votre requête sur plusieurs moteurs de recherches ou annuaires classés par catégories et synthétise ensuite les réponses obtenues, est sortie le 29 mars. Les nouveautés suivantes sont annoncées :
Copernic Agent propose toujours l'intégration dans Internet Explorer et Microsoft Office. La version Basic est toujours mais propose moins de catégories de recherche que les versions payantes. Téléchargez Copernic Agent pour Windows 95/98/Me/NT4/2000/XP (3,5 Mo).
Windows XP Box HomeMicrosoft vient de publier une information officielle sur un bug qui affecte les systèmes d'exploitations Windows XP et qui a été récemment découvert par un certain nombre d'utilisateurs. Ce bug provoque une charge d'occupation processeur de 100 % lorsque vous effectuez un simple clic droit sur un fichier ou un dossier dans l'explorateur Windows. Ceci se traduit alors par des pertes de performances au niveau du réseau ou par des coupures, de la détérioration au niveau du son si vous écoutiez de la musique, ou encore par des blocages si jamais vous étiez en train de copier des fichiers.
Pour éviter ce bug qui sera corrigé par un futur patch et par le Service Pack 2 de Windows XP, voici ce que préconise Microsoft :
- 1ère méthode : Rendez-vous dans le panneau de contrôle, puis dans les propriétés d'affichage. Allez ensuite dans l'onglet “apparence”, cliquez sur le bouton “effets” et désactivez la première case dans la fenêtre “effets”.
- 2ème méthode : Le bug peut être évité si vous selectionnez (à l'aide d'un clic gauche) le fichier ou le répertoire sur lequel vous souhaitez effectuer une opération avant d'effectuer un clic droit.
Une vulnérabilté critique a été découverte dans les lecteurs multimédia de Microsoft Windows Media Player 7.1 et Windows Media Player pour Windows XP (version 8.0). La série 9 de WMP n'est pas concerné par ce problème. Cette vulnérabilité affecte la manière dont sont téléchargés les skins qui permettent de modifier l'apparence du lecteur.
L'utilisateur de WMP sera invité à cliquer sur un lien spécialement formé sur une page Web ou dans un email HTML. La faille autoriserait un attaquant à télécharger un fichier maquillé en skins à un emplacement connu du disque dur comme le dossier de Démarrage par exemple. Le fichier aurait normalement dû être mis en cache dans les dossiers Internet temporaires. Un script pourrait alors faire les mêmes actions sur le système que celles permises à l'utilisateur en cours.
Des patchs sont disponibles en français pour Windows Media Player 7.1 (264 Ko) et Windows Media Player pour Windows XP, version 8.0 (360 Ko).
« “Les évolutions des futures versions de Windows concerneront notamment le champ de la communication temps réel”, a indiqué Bill Gates lors de son discours d'introduction (dixit News.com).
Concrètement, Longhorn pourrait être doté d'une sorte de broker de transmissions combinant divers moyens de communication (téléphone, messagerie, etc.). Un dispositif qui serait conçu par exemple pour router dynamiquement les messages déposés sur une boite vocale sous forme d'e-mails, et réciproquement. Autre élément évoqué : la possibilité, lors d'une conversation téléphonique, d'automatiser certains échanges de données électroniques (photos de son interlocuteur, historique de l'appel, etc.). »
« L'industrie de l'internet aux Etats-Unis a décroché une victoire en justice mercredi, avec la condamnation d'un gros expéditeur d'e-mails indésirables (“spam”) à verser 16,4 millions de dollars de dommages et intérêts au fournisseur d'accès EarthLink.
Howard Carmack, baptisé le “Buffalo Spammer”, a été condamné pour avoir envoyé, depuis mars 2002, quelque 825 millions d'e-mails commerciaux dans des boîtes aux lettres électroniques dont il avait obtenu les coordonnées illégalement, en usant de multiples identités, a indiqué EarthLink dans un communiqué. »
Deux failles critiques ont été découvertes dans ICQ de Mirabilis (AOL-Time Warner) qui pourraient permettre de préparer une attaque par déni de service destinée à saturer les serveurs sur le Net et aussi « faciliter la corruption des données, voir la prise de contrôle de l'ordinateur. La version mise en cause est la Mirabilis ICQ Pro 2003a, dernière mouture disponible depuis novembre 2002. En revanche, la version baptisée ICQ Lite, lancée l'année dernière également, n'est pas concernée par ces faiblesses. À ce jour, il n'existe aucun correctif susceptible de résorber ces failles. En attendant, mieux vaut donc utiliser une autre version d'ICQ que la Pro 2003a.
»
« (…)L'Icann (Internet Corporation of Assigned Names and Numbers), l'organe en charge de la gestion de la racine du DNS de l'internet est américain. Il a été créé en 1998 sous l'administration Clinton et est également l'instance qui régit - entre autres - l'allocation des adresses IP, la création de nouvelles extensions (toutes les nouvelles extensions telles que le ".biz" ou le ".info"), et la délégation des extensions pays (environ 250 extensions qui dépendent de la norme ISO 3166-1, du type ".fr" pour la France, ".de" pour l'Allemagne, etc.). L'Icann dépend du gouvernement américain et plus spécifiquement du département du Commerce.
La fonction de délégation est hautement stratégique pour les Américains, puisqu'elle leur assure une mainmise et une emprise de taille sur tous les autres pays. Chaque pays devrait théoriquement, et c'est légitimement du ressort de sa souveraineté nationale, pouvoir décider de l'entité en charge de la gestion de ses noms de domaine. Or, ce n'est pas le cas. Si bon nombre d'extensions sont effectivement administrées par le pays auquel elles sont naturellement associées (comme le ".fr" géré par l'Afnic pour la France), un changement de gestionnaire au sein même de ce pays - ou même des changements plus anodins tels qu'un ajout de serveur de nom par exemple - doit être paradoxalement avalisé par le département du Commerce américain. Ainsi, chaque fois qu'un registre veut effectuer une modification, même minime, d'une entrée dans cette base, il doit adresser sa requête à l'Icann, donc au département du Commerce américain. Le problème est encore plus prégnant lorsqu'un gouvernement veut déléguer la gestion du registre à un nouveau gestionnaire. Dans ce cas encore, ce transfert ne peut s'effectuer sans l'accord des États-Unis et sans la signature d'un contrat de droit américain. (…) »
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