Mardi 15, le géant de la communication AOL qui avait acquis la société Netscape Communications en 1999 pour 4,2 milliards de dollars, a décidé le renvoi de 50 personnes impliquées dans le développement du navigateur Web, peu après l'annonce d'une réorganisation de Mozilla, le projet de développement open source issu de la libération du code source de Netscape Communicator 5 en 1998. La vague de licenciements touche 10 % des effectifs de Netscape qui continue à maintenir les actuelles versions de Netscape et à animer le portail Web Netscape.com
. Andrew Weinstein, porte parole d'AOL déclare : « nous continuerons à supporter le navigateur et le portail. »
Quand les deux géants américains AOL-Time Warner et Microsoft s'étaient mis d'accord pour enterrer leurs querelles et coopérer sur la diffusion de contenus en ligne, nombre de commentateurs avaient prophétisé la fin de Netscape. AOL avait reçu à l'occasion de cet arrangement le droit d'utiliser gratuitement Internet Explorer pendant sept ans dans sa suite logicielle, accès obligé au réseau et aux services du FAI. Il n'avait dès lors plus d'intérêt à soutenir un navigateur alternatif dont il n'avait pas l'usage et qu'il n'avait plus besoin d'agiter comme solution de rechange dans ses discussions avec Microsoft. Même si l'avenir du navigateur qui a accompagné le décollage du Web est incertain, la version 7.1 de Netscape pourrait bien être son chant du cygne.
L'aventure Mozilla continue avec une nouvelle organisation définitivement séparée de Netscape. Beaucoup des développeurs renvoyés par AOL continueront à s'investir dans le projet open source : quelques uns vont être récupérés par d'autres sociétés et beaucoup bénévolement sur leur temps libre, alors qu'un certain nombre va être embauché par la nouvelle fondation Mozilla. Les sources de Mozilla seront dorénavant gérées par une association à but non lucratif de droit californien composée des membres actuels de Mozilla.org, avec d'autres chefs de file open source et elle sera présidée (Chairman) par Mitch Kapor, inventeur de Lotus 1-2-3 et fondateur de OSA Foundation, qui apporte 300 000 dollars, à titre personnel. Le démarrage de la fondation sera facilité par l'apport de deux millions de dollars d'AOL en cash sur les deux prochaines années et de matériel, nom de domaines et marques commerciales. D'autres grands noms du secteur ont renouvelé leur soutient au projet Mozilla : IBM, Sun Microsystems, Red Hat (distributeur Linux).
Mozilla n'a plus à craindre de concurrencer son bienfaiteur Netscape et peut maintenant se tourner vers la distribution et le marketing grand public pour promouvoir ses réalisations open source. Ainsi la nouvelle politique de développement centrée sur le navigateur léger Mozilla Firebird et le client mail Thunderbird va pouvoir être soutenu par de la promotion à destination du grand public. Signe de ce changement, une nouvelle page d'accueil plus avenante de Mozilla.org
a été mise en ligne. Malheureusement sa conception ne répond pas aux principes de respect des standards du Web et d'accessibilité à tous des contenus, auxquels la communauté Mozilla est très attachée. Cette page cumulant les malformations les plus graves, obstacles à sa validité, est cousue de tableaux imbriquées. Une page sans tableau respectant les standards (40 % plus légère) est proposée par Laurent Jouanneau.
La tâche est grande et l'avenir incertain mais souhaitons bonne chance à Mozilla renouvelée. Le Web a besoin de diversité et de navigateurs respectant des standards indépendants...
Voir le sommaire de nos fiches et articles sur le monde de Mozilla (et de Netscape)...
Mardi 15, le géant de la communication AOL
qui avait acquis la société Netscape Communications en 1999 pour
4,2 milliards de dollars, a décidé le renvoi de 50 personnes impliquées
dans le développement du navigateur Web et disperse les restes de la
société, peu après l'annonce d'une réorganisation de Mozilla, le projet
de développement open source issu de la libération du code source de Netscape Communicator 5
en 1998. La vague de licenciements touche 10 % des effectifs de
Netscape, qui continue encore à maintenir les actuelles versions de Netscape et à animer le portail Web Netscape.com
. Andrew Weinstein, porte parole d'AOL déclare : « nous continuerons à supporter le navigateur et le portail. »
Les enseignes ont été décrochées, les comptes mail clos et les employés
non renvoyés ont été répartis dans d'autres filiales du groupe
multimédia.
Quand les deux géants américains AOL-Time Warner et Microsoft s'étaient mis d'accord pour enterrer leurs querelles et coopérer sur la diffusion de contenus en ligne, nombre de commentateurs avaient prophétisé la fin de Netscape. AOL avait reçu à l'occasion de cet arrangement le droit d'utiliser gratuitement Internet Explorer pendant sept ans dans sa suite logicielle, accès obligé au réseau et aux services du FAI. Il n'avait dès lors, dans un contexte de dette abysalle et de restructuration du groupe, plus d'intérêt à soutenir un navigateur alternatif dont il n'avait pas l'usage et qu'il n'avait plus besoin de brandir comme solution de rechange dans ses discussions avec Microsoft. Le navigateur qui a accompagné le décollage du Web est entré en phase de maintenance. la version 7.1 de Netscape aura été son chant du cygne.
La perte du soutient d'AOL est un coup dur pour Mozilla mais l'aventure continue avec une nouvelle organisation définitivement séparée de Netscape. Beaucoup des développeurs renvoyés par AOL continueront à s'investir dans le projet open source : quelques uns vont être récupérés par d'autres sociétés et beaucoup bénévolement sur leur temps libre, alors qu'un certain nombre va être embauché par la nouvelle fondation Mozilla. Les sources de Mozilla seront dorénavant gérées par une association à but non lucratif de droit californien composée des membres actuels de Mozilla.org, avec d'autres chefs de file open source et elle sera présidée (Chairman) par Mitch Kapor, inventeur de Lotus 1-2-3 et fondateur de OSA Foundation, qui apporte 300 000 dollars, à titre personnel. Le démarrage de la fondation sera facilité par l'apport de deux millions de dollars d'AOL en cash sur les deux prochaines années et de matériel, nom de domaines et marques commerciales. D'autres grands noms du secteur ont renouvelé leur soutient au projet Mozilla : IBM, Sun Microsystems, Red Hat (distributeur Linux).
Mozilla n'a plus à craindre de concurrencer son bienfaiteur Netscape
et peut maintenant se tourner vers la distribution et le marketing
grand public pour promouvoir ses réalisations open source. Ainsi la nouvelle politique de développement centrée sur le navigateur léger Mozilla Firebird et le client mail Thunderbird
va pouvoir être soutenu par de la promotion à destination du grand
public. Signe de ce changement, une nouvelle page d'accueil plus
avenante de Mozilla.org
a été mise en ligne.
Malheureusement sa conception ne répond pas aux principes de respect
des standards du Web et d'accessibilité à tous des contenus, auxquels
la communauté Mozilla est très attachée. Cette page cumulant les
malformations les plus graves, obstacles à sa validité, est cousue de
tableaux imbriquées. Une page sans tableau respectant les standards
(40 % plus légère) est proposée par Laurent Jouanneau.
La tâche est grande et l'avenir incertain mais souhaitons bonne chance à Mozilla renouvelé. Le Web a besoin de diversité et de navigateurs respectant des standards indépendants…
Voir le sommaire de nos fiches et articles sur le monde de Mozilla (et de Netscape)…
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