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Dépêches d'actualité des navigateurs

Sortie d'Opera 7.20

26 septembre 2003

Depuis trois jours Opera 7.20 – version US pour Windows – est enfin disponible en version finale. Opera Software, son éditeur norvégien, annonce « une évolution substantielle » de son navigateur Web. Il promet un navigateur encore plus rapide et plus performant notamment lors de l'exécution du JavaScript.

Opera 7 est sorti en version finale fin janvier 2003 avec un moteur d'affichage entièrement réécrit. Il a donc été conçu en vue de la prise en charge des techniques modernes de conception des pages Web. Le rendu des standards, actuellement utilisés sur le Web, est, quoique perfectible, tout à fait satisfaisant. Opera 7 propose l'ouverture des pages différentes dans des onglets de la même fenêtre, le blocage fin des pop-up, de nombreuses aides à la navigation comme les commandes par les mouvements de la souris, un gestionnaire de mots de passe, une barre latérale affichant les signets, une liste des liens de la page en cours, le client email M2 intégré à Opera, etc.

La dernière version disponible en français est la 7.11. Cette nouvelle version encore uniquement anglophone a été précédée d'une longue phase de tests. Est introduite la prise en charge des langues à l'écriture bidirectionnelle telles l'arabe et l'hébreu. Le protocole d'adressage de nouvelle génération IPv6 implémenté à titre expérimental permettra de répondre à l'explosion de la demande mondiale d'adresses IP déjà sensible en Asie et accentuée par les nouvelles formes d'utilisation d'Internet. Si Opera 7.20 propose peu de fonctions nouvelles et aucune de vraiment importante, par contre, de nombreux bogues sont corrigés et un nombre significatif d'incompatibilités avec des sites Web existants est résolu.

Les améliorations du rendu du CSS2 sont appréciables comme pour la personnalisation des puces des listes par des petites images (propriété list-style-image), mais on constate aussi une régression sur l'affichage des menus en pur CSS grâce à la combinaison des sélecteurs CSS (le menu n'a même plus le comportement erratique décrit dans « Opera 7 et le CSS2 »). Pourtant la prétention, annoncée par Opera Software, d'amélioration de la vitesse d'affichage semble effectivement au rendez-vous à en croire les réactions des utilisateurs sur les forums, même si l'éditeur norvégien n'a pas publié de tests chiffrés.

La communication d'Opera Software est toujours aussi modeste. Ils n'hésitent pas à présenter leur navigateur comme « le plus rapide, le plus petit, le mieux doté en fonctions, des navigateurs jamais réalisés. » On aimerait moins de superlatifs et plus de preuves vérifiables, d'autant que leur marketing ose écrire : « la presse rapporte qu'Opera est actuellement le seul acteur commercial majeur à continuer le développement d'un navigateur, offrant à un grand nombre de nouveaux utilisateurs une expérience d'Internet continuellement mise à jour et améliorée… »

En tant que navigateur commercial indépendant d'un vendeur de système d'exploitation, Opera doit se vendre (39 $/€ la licence). Il est à noter qu'Opera Software présente des offres préférentielles pour le monde éducatif (donation aux maternelles, réductions pour les étudiants, licences bradées pour les universités, etc.). Opera 7.20 est déjà disponible pour le téléphone mobile Sony Ericsson P800 smartphone avec son modèle performant de reformatage à la volée des pages Web pour petits écrans. La politique de développement d'Opera Software mise sur le marché de l'internet hors PC (produits nomades, iTV, affichage vertical, etc.) mais aussi pour les systèmes d'exploitations minoritaires. Opera 7 pour Mac OS X est en préparation et cette version Opera 7.20 est disponible pour les systèmes UNIX en version bêta 13.

Comme les internautes ont l'habitude de trouver des navigateurs gratuits comme les produits open source (Mozilla, KHTML) ou payés avec la licence de leur système d'exploitation mais présentés comme gratuits (MS Internet Explorer, Safari d'Apple), Opera essaie de rentabiliser ses distributions gratuites par la publicité. Jusqu'à présent des bannières publicitaires graphiques étaient seules affichées dans l'interface du navigateur maintenant l'utilisateur d'Opera qui ne désire pas payer la licence à le choix à l'installation (sur lequel il peut revenir ensuite dans les préférences) entre la bannière publicitaire classique et des liens textuels en rapport avec la page affichée fournis par Google. Pourtant le choix (si bien celui de l'utilisateur que le choix stratégique d'Opera Software) n'est pas innocent. Avec cette fonction activée, Opera se transforme en spyware et encours les mêmes reproches de la part des défenseurs de la liberté individuelle que la GoogleBar (voir notre dépêche Opera, l'espion qui venait du froid ?)

Comme toujours Opera est proposé avec ou sans Java (à ne pas confondre avec le JavaScript). La version sans Java conviendra à ceux qui ont déjà la machine virtuelle de Sun installée (avec une version précédente d'Opera ou avec Netscape par exemple) ou ceux qui sont prêts à attendre le téléchargement et l'installation de la machine virtuelle Java avant de pouvoir accéder à un applet (petit programme) contenu dans une page Web.

Notre fiche Opera : Description d'Opera 7 avec captures d'écran.


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